| 
Une presqu’île, c’est presque une île (sic) ! Que dit mon dictionnaire préféré : « Presqu’île [prεskil] n. f. (1554). Portion de terre entourée d’eau, à l’exception d’une seule partie, par laquelle elle communique avec la terre ferme » : ex. La presqu’île de Quiberon. Réglons une interrogation : — Mais où commence donc la presqu’île de Quiberon ? Guère plus large qu’une apostrophe de presqu’île, étranglement presque parfait entre la baie et l’océan, c’est l’isthme de Penthièvre qui sépare cette « portion » encerclée d’eau longue de neuf kilomètres jusqu’à la Pointe du Conguel, du tombolo, « flèche de sable » qui le précède et qui s’étend sur cinq kilomètres depuis Plouharnel. — « Isthme de Penthièvre » ! Tout le monde descend ! A votre disposition, 70 kilomètres environ de sentiers côtiers ou champêtres balisés « prêt à fouler ». L’inventaire de la flore de la presqu’île de Quiberon que nous avons ouvert, démarre à la station de la gare du Tire-bouchon. 
L’aster maritime est l’un des nombreux représentants du genre Aster (du mot grec signifiant étoile) qui a donné son nom à la famille des Astéracées. La tête dans les étoiles, la pétale en bataille au sortir du lit de vase des marais salés qu’il affectionne, l’aster maritime est un lève-tard. Il n’émerge et daigne ne se montrer qu’en fin de saison … 
L’anagramme de onagre c’est orange, et la fleur est jaune…citron ! Brassez l’onagre dans tous les sens que vous voudrez, ce n’est pas pour autant que vous en tirerez du jus. Mais une huile par pression à froid, source d’acides gras, les « fameux » oméga-6, eux-mêmes chargés de multiples propriétés thérapeutiques. 
La mauve sylvestre, n’est pas seulement des bois. Du bord du chemin elle regarde les randonneurs passer, des prés les vaches pies noires brouter. Les mauves ont de la couleur, plus inattendues elles ont aussi du goût. Le Moyen-Âge était friand de fleurs, les malvacées sont pour la plupart comestibles, fleurs, feuilles et fruits…Je n’y ai pas goûté ! 
S’il est une plante qui ne se consomme pas, c’est bien le raisin de mer. Appellation trompeuse ! Toute la plante est toxique. Que le raisin de mer ne m’en veuille pas, je lui préfère le raisin des terres et le « jus » qu’il procure… A consommer…avec modération ! 
Le Gaillet des sables est l’unique nourriture d’un petit coléoptère, le crache-sang. Il doit cet aimable sobriquet à la faculté qu’il détient de cracher un liquide rouge lorsqu’il se sent menacé. Si le gaillet des sables venait à disparaître, le crache-sang le suivrait… 
La scille d’automne appartient à la famille des Hyacinthacées. Elle serait née de l’éclatement de la famille des Liliacées. Mais, à ce qu'il parait, les Hyacinthacées seraient de nos jours une famille « négligée », on classerait donc les scilles dans celle des Asparagacées. Les histoires de famille c’est compliqué …! Texte et Photos : Daniel Allaire
Date de création : 29/11/2007 @ 16:33
Dernière modification : 07/11/2008 @ 01:54
Catégorie : Flore
Prévisualiser la page
Imprimer la page
|