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La flore des dunes littorales est une flore spécifique. Bon nombre de ses représentantes n’iront pas élire domicile ailleurs que dans cette zone qui s’étale du haut de la plage jusqu’à ce que les botanistes appellent la frange forestière. A l’inverse, nombre de variétés ne pourront s’y « implanter » compte tenu de la nature du sol et du climat particulier qui agit en bord de mer. Entre ces deux extrémités la dune déroule, en bandes parallèles à l’océan, un type d’habitat que l’on reconnaît d’un qualificatif différent, de mouvement ou de couleur. Dune mobile ou dune blanche, dune semi-fixée, dune fixée ou dune grise, au fur et à mesure que l’on s’éloigne de la plage. Entre la dune fixée et la dune boisée peuvent s’insérer zones humides et dépressions (quasiment disparues sur la presqu’île de Quiberon). A l’intérieur de ces habitats bien délimités et reconnaissables par un œil observateur, se formeront des « affinités », telle ou telle plante, ne se retrouvera en compagnie que de telle ou telle autre. Il en va ainsi, la vie des dunes a ses dispositions, ses tendances naturelles, dominantes ou passagères.……. Ajoutez-y les sauvages falaises et quelques rares zones vaseuses, les sentiers côtiers et vous aurez fait le tour, et de la presqu’île, et des types de terrains favorables à l’épanouissement de la flore littorale.  Entre pâquerette et marguerite, la matricaire maritime a des allures de camomille, mais des allures seulement. Inodore et sans saveur, un manque de caractère qui la protège (peut-être ?) du destin de sa ressemblance bonne pour la culture, celui de terminer en shampooings, produits de beauté et autres tisanes… 
Le panicaut maritime « sous-titré » également Chardon bleu est une plante caractéristique des milieux dunaires. Le panicaut de mer accède à la notoriété, depuis qu’il se raréfie ; il est devenu la figure symbolique, le logo du Conservatoire de l’Espace Littoral et des rivages lacustres créé en 1975. En Bretagne, il est protégé, sa cueillette est interdite. A qui sait la regarder de près, c’est une plante magnifique. 
On peut le confondre avec son cousin le panicaut des mers. Leur habitat est voisin : dune grise pour le panicaut des champs, dune blanche pour le panicaut des mers. C’est, entre autres particularités, le costume qui les différencie ; vert blanchâtre pour le panicaut champêtre, plutôt bleuâtre, parfois violet pour le maritime.Des mers ou des champs, les panicauts sont des originaux. De la famille des carottes, ce sont des ombellifères travesties en chardons. 
Typique du littoral, la criste marine, comme la spergulaire des rochers, n’a pas le vertige, elle se cramponne aux falaises, recherche la compagnie des pierres, des galets ; elle détient la faculté de s’infiltrer dans les failles des rochers, d’où son petit nom commun mais fracassant de casse-pierre ou perce-pierre. 
La queue-de-lièvre est une herbe envahissante, un soupçon sans gêne, qui ronge, grignote et tend à supplanter ses voisines espèces. Plante facilement reconnaissable, la queue-de-lièvre n’est ni menacée, ni interdite de ramassage. Ramassez-la donc copieusement si vous êtes amateurs de bouquets secs, mais attention aux dégâts collatéraux comme l’on dit de nos jours, la nature du terrain sur lequel il s’est implanté peut être fragile et abriter des espèces plus rares. 
Une des particularités de l’euphorbe est de sécréter un lait blanc visqueux que l’on appelle le latex. En toute logique, l’euphorbe fait partie de la famille des euphorbiacées. Le plus célèbre de la famille pour le produit que l’on en tire - le caoutchouc - est l’hévéa, un arbre originaire d’Amérique du Sud mais cultivé en Asie du sud-est. Texte et Photos : Daniel Allaire
Date de création : 29/11/2007 @ 16:33
Dernière modification : 07/11/2008 @ 01:54
Catégorie : Flore
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